Jean Blot, l’avatar d’Alexandre Blok

Jean Blot[1] (1923–2019) « habite bien son siècle et dure presque aussi longtemps que lui[2] », il incarne la figure aujourd’hui disparue de l’homme de lettres, au service d’un certain idéal de culture. Son véritable nom est Alexandre Blok (1880–1921), c’est aussi celui du grand poète russe de l’Âge d’argent au début du xxe siècle. Cette homonymie de naissance a surplombé son destin. À la recherche de son identité éclipsée, il est devenu le passeur d’une littérature universelle vécue comme une expérience de totalité.

 

Une identité cosmopolite

Alexandre Blokh[3] est né le 31 mars 1923 à Moscou, dans une famille de culture juive et russe. En 1924, pendant la nep, ses parents quittent l’Union soviétique. L’enfant passe ses premières années en France, son pays d’adoption, avant de poursuivre ses études en Angleterre. Il a grandi dans le rêve du père qui vénérait le poète symboliste mort en 1921 et en l’honneur duquel il prénomma son fils Alexandre. L’enfant, qui évolue entre trois langues et trois pays, aux confluents de plusieurs cultures, porte un nom que l’on pourrait qualifier de surdéterminé. Il oscille entre un surplus et un déficit d’identité qui nourrissent son aspiration à l’universel : « On ne saisissait ni le sens du mot russe, ni celui du mot juif [4] » ; « Comment peut-on être juif russe[5] ? ».

L’adolescent muni d’un passeport Nansen ne tarde pas à le comprendre. Il est rattrapé par l’Occupation nazie : le 20 juin 1941, il échappe à l’arrestation et s’enfuit en zone libre. L’entrée dans la Résistance sera progressive. Il se réfugie au château du Marteray, où l’on cache des hommes et où l’on fabrique des faux papiers[6]. Il se débarrasse d’un nom qui le menace d’une mort imminente et s’appelle désormais Jean Blot. Après l’instauration du sto en février 1943, il rejoint les maquis de l’Ain. Arrêté par la Gestapo, il s’enfuit à nouveau, remonte jusqu’au col d’Ambléon pour n’en redescendre qu’à l’été 1944. Il participe à la libération de Lyon en tant que Lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (ffi). Le fugitif est passé à l’action directe pour survivre. Il a fixé l’arme braquée sur lui mais « ne peut pas le bout portant[7] ». Une élection négative[8] le condamne à vivre au temps de l’extermination des Juifs d’Europe, alors que ses ancêtres ont échappé aux pogroms de l’Est. Douze membres de sa famille seront déportés et exterminés à Auschwitz.

Au lendemain de la guerre, le jeune homme peut déployer son identité multiple, il est engagé comme interprète trilingue, anglais, français, russe à l’onu puis à l’unesco, il sera en poste à New York, à Genève et à Paris. À partir de 1981, il est Secrétaire et Président du pen Club français. Dans le contexte de la Guerre froide, le fonctionnaire international sillonne le monde, de la Grèce à la Corée, au service de la paix et de la liberté. Il a pour mission de promouvoir des programmes d’éducation et des coopérations culturelles. C’est ainsi qu’il s’est forgé une identité cosmopolite.

 

Le passeur de littérature russe en France

Jean Blot doit accomplir une mission particulière : transmettre la grande culture russe que lui a léguée son père. Il en sera le passeur dans ses activités de traducteur et de critique. Jean Blot est un veilleur. Il esquisse le panorama de la littérature russe contemporaine dans la Nouvelle Revue française[9] et les revues de poésie et de théâtre, Obsidiane, Preuves, L’Arche. Il a consacré de nombreux articles aux écrivains russes, qu’ils soient émigrés, soviétiques ou dissidents, parmi lesquels Axionov, Joseph Brodsky, Platonov, Soljenitsyne, etc. Il s’interroge sur leur réception en France, où la vie intellectuelle est très polarisée, et sur les possibilités de transmission d’une expérience historique étrangère à celle de l’Europe.

Jean Blot est aussi traducteur. Il a traduit les poètes de l’avant-garde russe du début du xxe siècle, Mandelstam, Pasternak, Akhmatova, Tsvetaeva, la génération dont Alexandre Blok était l’aîné. Il a traduit par devoir, pour rendre justice à leur génie[10], pour faire honneur à son père. La langue russe remonte à la première enfance, elle est liée à l’oralité, au sein lacté de sa niania (nounou), tandis qu’il entretient avec le français une relation sublimée par le désir de devenir écrivain. Sa connaissance intime de la langue source et de la langue cible s’allie à une parfaite maîtrise des codes culturels. Il considère la poésie comme « une œuvre savante mise au service de l’émotion la plus forte[11] ». Jean Blot pratique l’art de la traduction avec humilité, accordant une grande importance à l’exactitude sémantique. Traduire, c’est « donner l’ouïe à voir », c’est extraire de la culture savante, saturée d’allusions et de références, le potentiel sonore originel de la langue. C’est accepter aussi le paradoxe de « l’unité de la poésie » et de « la quasi-impossibilité de toute traduction[12] ». Une poésie universelle dont la résonance reste en suspens lorsqu’elle est exilée dans une langue étrangère.

Mais Jean Blot préfère écrire sur la littérature russe. Dans son essai pionnier sur Ossip Mandelstam[13], bien avant que l’œuvre interdite ne soit accessible, il analyse avec acuité l’art du poète acméiste, l’architecture subtile de ses poèmes construits sur le modèle d’une cathédrale, il explore sa conception du « mot en tant que tel », dans sa réalité concrète, comme « chair sonore et parlante ». Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il consacrera un ouvrage à Alexandre Blok[14]. Mais l’étude dérive en autobiographie, parce que l’auteur ne peut se distancier de son double étranger, il est soudé à lui comme un frère siamois.

Il admirait le romancier du xixe siècle Ivan Gontcharov, dont le héros Oblomov, l’homme allongé, est la figure de l’« homme de trop » qui ne trouve pas sa place dans le monde qu’il habite. Jean Blot médite sur la symbolique du personnage[15], qui flotte entre deux mondes non advenus, entre l’inachèvement du réel et la transcendance brisée de l’au-delà, entre le réalisme et le romantisme, deux courants esthétiques restés inaccomplis dans l’histoire de la Russie. Jean Blot a consacré une étude au romancier américain d’origine russe, Vladimir Nabokov[16], ce « grand esprit » qu’il a croisé à plusieurs reprises depuis son enfance et dont il connaît intimement l’œuvre. Il aime le roman classique français du xxe siècle, celui de Marguerite Yourcenar[17] et d’Albert Cohen[18] dont il fut le secrétaire particulier en Suisse. Il apprécie la langue flamboyante de deux grands stylistes, leur regard distancié sur le monde, la révélation de la beauté dans le thème alchimique de L’œuvre au noir ou les transports amoureux de Belle du seigneur.

Des affinités électives se révèlent entre les écrivains français et les écrivains russes qu’il fréquente. Mandelstam et Yourcenar partagent peut-être le secret de « la rose vivante », un nominalisme qui englobe l’idée et l’expérience directe, la précision et l’harmonie du verbe. Nabokov et Cohen sont frères par leur esprit cosmopolite, par leur phrase sensuelle et prolixe. Les portraits « en amitié » reflètent le rapport admiratif qu’entretenait Jean Blot avec Albert Camus qui fut son mentor, Eugène Ionesco, Roger Caillois, Nathalie Sarraute et bien d’autres[19]. C’est un homme de contact qui met en réseau les écrivains dans une communauté cosmopolite mondialisée.

Jean Blot croyait à l’existence d’une littérature universelle. En Russie, elle est pensée au début du xixe siècle, au moment où s’invente la littérature nationale, comme une synthèse entre les influences étrangères, antique et occidentale et le substrat de la tradition orale russe. Elle élaborée tout au long du siècle d’Alexandre Pouchkine à Alexandre Blok. Elle déborde le cadre de la culture savante et revient à ses origines populaires. Une culture vivante et familière que Jean Blot n’aura de cesse de pratiquer en vertu de ce qu’il appelle une obéissance tardive envers son père, une réalité aussi essentielle que l’air que l’on respire. Une culture préexistante[20], c’est-à-dire une prédisposition cognitive à laquelle chaque homme peut accéder, un code langagier engrammé dans le corps. Cette chimère se précise par la définition qu’il donne de la poésie :

Transculturelle, transhistorique, la poésie parle de cette part de l’âme qui est antérieure à la culture comme à l’histoire, même si de toute évidence elle se forme et se manifeste par le détour de la culture et au sein de l’histoire. Elle provient de cette région psychique qui, en l’homme, est antérieure à l’individu et à la personnalité. Elle s’adresse à cette région seule[21].

 

La vocation de l’écrivain

La vocation de Jean Blot était de devenir écrivain. L’écriture a joué un rôle compensatoire dans sa quête d’identité. Mais comment se distancer d’un être qui vous poursuit par « le nom que je porte et qu’il portait aussi[22] ». Alexandre Blok, un génie dans le sillage de Pouchkine, qui incarne une personnalité lyrique en osmose avec l’esprit du temps. « Un nom qui frise l’abus de confiance[23] » dira Jean Paulhan. Comment échapper à ce « Double que l’on ne trouve pas quand on se retourne mais qui vous suit, cette ombre qui disparaît mais revient, change de taille, de forme et demeure cependant toujours vôtre, inaliénable, impérissable (puisque c’est elle qui viendra se substituer à vous)…[24] » « Un lien étrange m’unit au poète et l’oblige à marcher sur mes talons[25] ». Pourquoi Alexandre Blok est-il sur les traces de Jean Blot ? Il se pourrait bien que le désir d’écrire soit le signe d’autre chose : une injonction secrète, que lui assigne le poète, qui le somme d’accomplir sa mission de passeur de culture.

Jean Blot a trouvé dans le roman une forme littéraire capable d’accueillir cette culture universelle, car c’est un genre en perpétuel renouvellement, qui embrasse le monde contemporain et épouse l’expérience de la modernité. Jean Blot a écrit plus d’une trentaine de romans, qui n’en sont peut-être qu’un seul, le roman de sa vie qu’il a écrit et réécrit sans jamais pouvoir l’achever. Sa vocation de romancier est l’histoire d’une fuite en avant, le choix du roman est un subterfuge.

Jean Blot rêve d’un roman d’apprentissage, le roman de la découverte de soi. Dans ses archives, un ensemble de manuscrits autographes révèle la genèse de sa vocation[26] : des ébauches et des fragments de poèmes et de prose, en français et en anglais, des pages de carnets arrachés écrits pendant ses voyages, les premiers essais de plume d’un jeune homme qui a survécu au conflit mondial. « Seigneur, faites qu’au moins une fois je m’apparaisse », note-t-il d’une main fébrile. En quête de son existence inachevée, il veut être le témoin de sa propre Épiphanie.

Jean Blot rêve d’un roman transformiste, « une forme qui lui permettrait de découvrir une cohérence intérieure[27] ». Cet adjectif qualifie la théorie de Lamarck sur la transmutation des espèces, opposée à l’évolutionnisme darwinien. Mandelstam l’emprunte pour décrire le surgissement de l’inattendu dans sa poésie. « Dans l’univers la plante est un événement, une flèche tirée et non le produit d’un développement ennuyeux et barbare[28] ».

Le transformisme, en instaurant la discontinuité au sein de la nature, répond au concept forgé par Chklovski de Ostranenie, soit rendre étrange ce qui est devenu familier, voir et donner à voir le monde comme étrange ou dans son étrangeté, comme un événement à la manière d’une flèche tirée[29].

Jean Blot rêve d’un roman cosmopolite, dans l’acception antique du mot, il est citoyen du monde. « Le cosmopolitisme implique qu’on appartienne profondément à une seule culture et que, par un patient travail, on amène cette culture au point d’universalité où elle peut rencontrer les autres […][30] ». Il imagine comme Mandelstam une compagnie de poètes multilangues :

Peut-être qu’en cet instant même

Un Japonais en turc me traduit

Et pénètre jusqu’au plus secret de mon âme[31]… 

Il veut rencontrer tous les hommes et vivre toutes leurs vies par l’intermédiaire de la forme romanesque. Le roman est un lieu de circulation.

Jean Blot rêve d’un roman multidimensionnel, une extension de soi dans l’espace et le temps, une perspective infinie. Il relève un défi : relayer la forme romanesque en passe de disparaître, la faire passer du xixe au xxie siècle, alors que le genre achève sa course au xxe siècle avec le nouveau roman. Il renonce à la modernité pour contourner l’impasse postmoderne, mais il ne renonce pas à son temps : « Peut-on refuser son temps alors que c’est le seul qui vous soit accordé[32] ? Jean Blot a choisi le roman parce qu’il n’oublie pas que le roman fut d’abord un poème chez Pouchkine et qu’il redeviendra poème avec Pasternak. Une image le hante : la ville de Saint-Pétersbourg, les ombres démesurées du soleil couchant sur la perspective Nevski, ces ombres qui dédoublent les êtres et les objets, projettent leur vie terrestre dans une existence parallèle. Il marche dans la ville de Pierre vers laquelle il revient toujours.

À Pétersbourg nous nous retrouverons

Comme si nous avions enterré le soleil.

Ces deux vers de Mandelstam[33] rythment ses travaux et ses jours. C’est le soleil de la poésie russe, l’autre nom des deux Alexandre, Pouchkine et Blok, le symbole d’une culture parvenue à son faîte, qui disparaît puis ressuscite, une promesse de renaissance.

Jean Blot, cet homme né autre que lui-même, a porté tout au long de sa vie une altérité intrinsèque. L’avatar d’Alexandre Blok a vécu une expérience de poésie pure. Il guide le poète dont il porte le nom vers d’autres lieux et d’autres temps. Il est l’héritier de son ombre, celle d’une culture du xixe siècle pénétrée de mysticisme judéo-chrétien. Au xxe siècle, il a pour mission de la sauvegarder et de la transmettre. Il s’appelle Jean, un prénom qu’il n’aime pas, mais qui lui revient car il tient dans sa main les « manuscrits roulés et la trompette de l’Archange[34] ». Il enjambe trois siècles sur un cheval d’argent. Au xxie siècle, il marchera sur la lune.


Bibliographie

BLOT, Jean, 1972. Ossip Mandelstam. Paris, Seghers, coll. Poètes d’aujourd’hui.

BLOT, Jean, 1980. Marguerite Yourcenar. Paris, Seghers.

BLOT, Jean, 1986. Albert Cohen. Paris, Balland.

BLOT, Jean, 1986. Ivan Gontcharov ou le réalisme impossible. Lausanne, L’Âge d’homme, coll. Slavica.

BLOT, Jean, 1995. Albert Cohen ou Solal dans le siècle. Paris, Albin Michel.

BLOT, Jean, 1995. Nabokov. Paris, Seuil, coll. Écrivains de toujours.

BLOT, Jean, 2007. Alexandre Blok. Le poète de la perspective Nevski. Monaco, Éditions du Rocher.

BLOT, Jean, 2015. En amitié. Portraits. Paris, La Bibliothèque, coll. Les Cosmopolites.

MASSON, Jean-Yves, 2007. « Hugo von Hofmannsthal, du renoncement à la métamorphose », in Revue des deux mondes (janvier 2007) : pp. 32-49.


[1]    Le fonds Jean Blot (blt), déposé à l’imec en 2006 et complété de plusieurs versements successifs, comprend 101 boîtes d’archives et 80 imprimés. Il est constitué des manuscrits, tapuscrits et épreuves corrigées des travaux de l’auteur : œuvres romanesques, essais, critiques, articles, mais aussi de matériaux relatifs aux événements de la vie littéraire russe en France et d’une abondante correspondance professionnelle.

[2]    BLOT, Jean, 1986. Ivan Gontcharov ou le réalisme impossible. Lausanne, L’Âge d’homme, coll. Slavica.

[3]    « Le nom de Blok d’origine juive est répandu dans toute l’Europe. Il change d’orthographe pour des raisons des transcription, de graphie, de goût et varie entre le Blok du poète et le Blokh dont j’ai hérité en passant par Bloc, Block, Bloch ». BLOT, Jean, 2007. Alexandre Blok. Le poète de la perspective Nevski. Monaco, Éditions du Rocher : 14.

[4]    BLOT, Jean, Tout l’été, Paris, Albin Michel, 1985, p. 12.

[5]    BLOT, Jean, Les Cosmopolites, Paris, Gallimard, 1976, p. 7. Telle est la question qui ouvre son roman.

[6]    Cette époque de sa vie est relatée dans le roman Tout l’été (voir note 4).

[7]    À voix nue, émission radiophonique de Philippe Garbit sur France-Culture diffusée du 20 au 25 février 2012. https://www.franceculture.fr/emissions/voix-nue/jean-blot.

[8] L’auteur utilise cette expression dans les premières pages de son ouvrage Alexandre Blok. Le poète de la perspective BLOT 2007 ; 15 : « […] il s’en trouva pour me demander si j’étais de la famille du poète et par quel lien de parenté. J’oublie ce que je répondais alors mais me souviens que, dès ces premières questions des grandes personnes, je sentis que j’étais l’objet d’une élection négative et souffrais d’une malformation qui me prêtait un douloureux prestige. La guerre apporta des soucis plus graves. Le nom de Blokh promettant la déportation et la mort, je parvins à changer d’identité.. ».

[9]    191 chroniques de Jean Blot ont été publiées dans la nrf entre 1968 et 1992.

[10]   La boîte 56 comprend les brouillons de ses traductions. Il s’agit de manuscrits autographes, de mises au net et de dactylographies portant quelques corrections.

[11]   BLOT, Jean, 1972. Ossip Mandelstam. Paris, Seghers, coll. Poètes d’aujourd’hui : 103.

[12]   BLOT, 1972 : 24.

[13]   BLOT, 1972 : 24.

[14]   BLOT, 2007.

[15]   BLOT, 1986. Ivan Gontcharov ou le réalisme impossible.

[16]   BLOT, Jean, 1995. Nabokov. Paris, Seuil, coll. Écrivains de toujours.

[17]   BLOT, Jean, 1980. Marguerite Yourcenar. Paris, Seghers.

[18]   BLOT, Jean, 1986. Albert Cohen. Paris, Balland et BLOT, Jean, 1995. Albert Cohen ou Solal dans le siècle. Paris, Albin Michel.

[19]   BLOT, Jean, 2015. En amitié. Portraits. Paris, La Bibliothèque, coll. Les Cosmopolites.

[20]   « L’intuition du texte préexistant » éclaire le processus de composition du poème, comme « la quête intense, la chasse, la capture et la représentation d’une unité harmonique et significative préexistante, traduite on ne sait d’où et qui, peu à peu, s’incarne en mots ». Voir BLOT, 1972 : 21.

[21]   BLOT, 1972 : 9.

[22]   BLOT, 2007 : 18.

[23]   BLOT, 2007 : 16.

[24]   BLOT, 2007 : 10.

[25]   BLOT, 2007 : 11.

[26]   Boîte 56, dossier Séoul.

[27]   BLOT, 1972 : 64.

[28]   BLOT, 1972 : 77.

[29]   BLOT, 1972 : 77.

[30]   MASSON, Jean-Yves, 2007. « Hugo von Hofmannsthal, du renoncement à la métamorphose », in Revue des deux mondes (janvier 2007) : 48.

[31]   Poème de Mandelstam écrit en novembre 1933, traduit par Jean Blot. Boîte 56, manuscrits autographes et dactylographiés.

[32]   BLOT, 1972 : 48.

[33]   Ce poème de 1920 est l’un des plus importants dans l’œuvre de Mandelstam et dans l’histoire de la poésie russe.

[34]   BLOT, Jean, 1972 : 63.