Im Face-à-face zwischen einem Autor und (s)einem Übersetzer – in der Arena der Textarbeit oder in der persönlichen Begegnung – entspinnen sich Dialoge, die allzu oft ungehört bleiben. Dabei rücken sie dem Text auf eine Art zu Leibe, die allein der Übersetzung zu eigen ist. Der Übersetzer ist aufmerksamster Leser, sorgfältiger Interpret, er kennt Geschichte und Genese eines Textes und seine intime Architektur. Die Grenzen zwischen Übersetzung und Original sind fließend: Ein Autor entpuppt sich in seiner Vorgehen als Übersetzer, ein Übersetzer erhebt sich zum Autor. Zwischen den beiden Poisitionen entsteht eine dritte, die hier Anerkennung finden soll.


Dans le face-à-face entre un auteur et son traducteur – que ce soit dans l’arène du travail sur le texte ou dans la rencontre personnelle –, les dialogues qui se tissent, trop souvent, ne sortent pas de ce huis-clos. Pourtant, le corps-à-corps qu’ils engagent avec le texte appartient en propre à l’exercice de la traduction. Le traducteur est le lecteur attentif par excellence, l’interprète consciencieux, il connait l’histoire et la genèse d’un texte, ainsi que son architecture intime. La limite entre l’original et sa traduction est poreuse : dans sa démarche, un auteur se révèle traducteur, un traducteur s’élève à la condition d’auteur. Entre ces deux positions, une troisième émerge qui trouvera ici sa pleine reconnaissance.