Die Übersetzung schafft neue und weitet bestehende Begriffsumgebungen. Die EInführung eines Autors in eine ihm fremde Wissenskultur ist ein diskursives Ereignis mit unvorhersehbaren Folgen. Selten vollzieht es sich reibungslos, zumeist erzeugt es Brüche, Missverständnisse, Umschriften, Neuübersetzungen, die selbst epistemologischen oder wissenschaftsgeschichtlichen Wert haben. Dieses Phänomen bezieht sich nicht nur auf die Aufnahme publizierter Übersetzungen. Vielmehr arbeitet es innerhalb der Theoriebildung selbst, wenn ein Autor seinerseits fremdsprachige Texte rezipiert und in seine Sprache und Begriffswelt übersetzt. Kontexte also verstanden als Umgebungen und Nebeneinander von Texten, deren Reliefkarten es nachzuzeichnen und abzuschreiten gilt.


La traduction crée de nouveaux horizons conceptuels et élargit ceux qui existent déjà. L’introduction d’un auteur au sein d’un contexte intellectuel qui lui est étranger apparaît comme un événement discursif aux conséquences imprévisibles. Ce processus s’accompagne le plus souvent de frictions, de ruptures, de mésententes, de réécritures, de retraductions, qui sont elles-mêmes dotées d’une valeur épistémologique ou historique. Un tel phénomène ne se rapporte pas uniquement à la réception de traductions publiées. On le trouve à l’œuvre à l’intérieur même de l’effort théorique, lorsqu’un auteur lit un texte en langue étrangère et le traduit dans sa propre langue et dans son propre univers conceptuel. “Contexte” est donc ici à comprendre comme mise en présence et rapprochement de textes dont il s’agit de parcourir et de reconstituer la topologie.